La campagne bressane, il est triste apeu monotone
Quand le moé de décembre , é l’arrive d’aveu ses langues né ;
Le paysage é morne au travais du taillis
La piau qui cheut, dès la fin de l’automne,
Dans les champs, dans les prés, dans les ch’mins, y’ a ben nin
Les feuilles ont cheu dans les bôs, les z’ugeaux sant partis ;
Y noge , an poux pû seut’chi,
A coûté de la chem’ née, le matau dreume peu ronronne,
Le souère, on se sârre auteu du fû,
On fait mayeune, on jue, on jacasse, on lit un pchot bout
Auteu de la coquelle, lavous que les bieudes ils qu-ant
Les drôles fiant les z’eux doux é filles,
An écoute les pépés les mémés, très grâves,
Causer des orjux, des vouivres peu des loups-garous.
La campagne bressane est triste et monotone
Quand arrive le mois de décembre aavec ses longues nuits ;
Le paysage est morne à travers le taillis
Les bruines tombant dès la fin de l’automne.
Dans les bois, dans les prés,par les chemins, personne !!
Les bois sont effeuillés et les opiseaux enfuis ;
Puis vient la neige qui nous cerne en nos réduits,
Près de l’âtre où le chat se tapit et ronronne.
Le soir on se rassemble autour d’un même feu,
On se repose, on joue, on cause, on lit un peu
Auprès de la marmite où bouilllonnent les râves.
Tandis que les gars font aux filles, les yeux doux,
On écoute les vieux et les vieilles, très graves,
Deviser des orjus, vouivres et loups-garous.
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